Tout le monde a été affecté par la pandémie, mais elle a surtout amplifié les inégalités sociales déjà présentes. Les impacts les plus lourds se sont d’ailleurs fait sentir sur les populations qui étaient déjà plus vulnérables au sein de nos communautés.

  • Malgré le déconfinement et la reprise des activités économiques, 400 000 personnes sont encore au chômage au Québec.
  • Au plus fort de la crise, 1 Québécois sur 5 dépendait de la Prestation canadienne d’urgence ou de l’assurance-emploi.
  • Le retour au niveau d’activité économique qui prévalait en février 2020 n’est pas prévu avant le milieu de 2022.

Avant la pandémie, une proportion non négligeable de la région était déjà en situation d’insécurité alimentaire. Avec les pertes d’emplois massives, les pertes de revenus et l’augmentation du coût du panier d’épicerie, cette situation s’est rapidement dégradée malgré les aides financières d’urgence.

  • Les demandes d’aide alimentaire ont doublé depuis le début de la pandémie.
  • La moitié des gens qui ont fait une demande d’aide alimentaire au Québec le faisaient pour la première fois.

La fermeture des écoles et des services de garde a grandement affecté les jeunes. Avec cette rentrée scolaire exceptionnelle de l’automne, les craintes sont grandes de voir augmenter le décrochage scolaire, particulièrement chez les jeunes les plus vulnérables et chez ceux qui avaient déjà des difficultés scolaires et personnelles.

  • 56 % des parents affirment que l’état psychologique et émotionnel de leurs enfants s’est détérioré depuis le début de la pandémie.
  • 36% des jeunes au secondaire vivaient déjà avec un niveau élevé de détresse psychologique avant la pandémie.

Un événement aussi extraordinaire qu’une pandémie mondiale génère un stress important. Les personnes déjà aux prises avec un trouble de santé mentale vivent ces périodes très difficilement, mais ce sont les plus vulnérables qui sont les plus exposés à l’anxiété et aux troubles de dépression.

  • La détresse psychologique a littéralement explosé durant la crise. Alors que le taux de détresse psychologique forte affectait 2% de l’ensemble de la population avant le confinement, il se situerait maintenant à 15%.
  • La moitié de la population estime que sa santé mentale s’est dégradée au cours de la pandémie.

La pandémie est survenue au moment même où tout le Québec vivait le retour de la crise du logement et de la montée du phénomène de l’itinérance.

  • Lors du confinement, les demandes d’hébergement pour violence conjugale ont augmenté de 15%.
  • L’application des mesures de distanciation physique a forcé plusieurs refuges à réduire de près de moitié le nombre de personnes admises.

 

Pour en savoir plus sur le fonds d’urgence mis sur pied par Centraide Bas-Saint-Laurent : centraidebsl.org/covid-19